Silo Algérie · OuiJob

L'autorisation de travail pour un salarié algérien en France

L'autorisation de travail est le feu vert de l'administration pour embaucher un salarié algérien. C'est l'employeur qui la demande, en ligne. Même sous l'accord de 1968, cette étape reste obligatoire avant le certificat de résidence.

Services consulaires et OFII entre la France et le Maroc — illustration

← Retour au guide Algérie

Qui la demande, et comment

C'est l'employeur français qui dépose la demande d'autorisation de travail, en ligne, sur la plateforme dématérialisée du ministère de l'Intérieur (PFMOE), avec le contrat et des justificatifs sur l'entreprise et le poste. L'instruction est assurée par les services de l'État chargés de l'emploi (DREETS).

L'administration vérifie la rémunération (au moins le SMIC, soit 12,02 €/h brut au 1ᵉʳ janvier 2026, et la convention collective applicable), l'adéquation du poste et le respect du droit du travail. Le candidat n'a aucune démarche à faire à ce stade : il fournit ses pièces (passeport, diplômes, attestations) à l'employeur. Une fois l'autorisation obtenue, on enchaîne sur le certificat de résidence salarié.

Pas de titre « métiers en tension » pour les Algériens

Les pièces que vous fournissez à l'employeur

  • Passeport algérien en cours de validitéAvec pages vierges et durée couvrant le séjour.
  • Diplômes et attestations d'expériencePour le BTP, l'agriculture ou la restauration, l'expérience prime souvent sur l'équivalence.
  • CV et coordonnéesPour la rédaction du contrat et de la promesse d'embauche.
  • Le cas échéant, l'attestation de comparabilitéVoir l'équivalence ENIC-NARIC pour les professions réglementées.

OuiJob aide votre employeur à monter le dossier

OuiJob accompagne gratuitement les candidats algériens à chaque étape — vérification du dossier, mise en relation avec un employeur français, suivi jusqu'à l'arrivée et la première année de séjour. Le service est 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail). Aucun intermédiaire ne doit jamais vous facturer un emploi ou un visa « garanti ».

Créez votre compte en quelques minutes pour être suivi par un conseiller et accéder aux offres ouvertes aux Algériens. Pour comprendre le cadre, partez du fonctionnement de l'accord de 1968 et du certificat de résidence salarié.

Questions fréquentes

Dois-je demander l'autorisation de travail moi-même ?
Non : c'est l'employeur qui la dépose, en ligne, sur la plateforme PFMOE du ministère de l'Intérieur. Vous fournissez seulement vos pièces justificatives.
Combien de temps prend l'instruction ?
Comptez généralement quelques semaines, variable selon la DREETS compétente et la complétude du dossier.
Les « métiers en tension » facilitent-ils ma venue ?
Pas via le titre dédié : il ne s'applique pas aux Algériens, dont le séjour est régi par l'accord de 1968. Seule la régularisation L.435-4 peut être appréciée séparément par la préfecture.
L'autorisation de travail est-elle payante pour moi ?
Non. Une taxe peut être due par l'employeur, jamais par le candidat. Aucun intermédiaire ne doit vous réclamer d'argent pour cette démarche (article L5321-3).
Quel salaire minimum l'employeur doit-il respecter ?
Au moins le SMIC (12,02 €/h brut au 1ᵉʳ janvier 2026, soit environ 1 443 € net/mois) et le minimum de la convention collective applicable au poste.
Faut-il l'autorisation avant le certificat de résidence ?
Oui : l'autorisation de travail obtenue par l'employeur est un préalable indispensable à la délivrance du certificat de résidence salarié.

Sources & transparence

Page mise à jour le 4 juin 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.