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L'autorisation de travail pour un salarié tunisien en France

L'autorisation de travail est le feu vert de l'administration française pour qu'un employeur embauche un Tunisien. C'est l'employeur qui la demande. Pour les Tunisiens, deux voies coexistent : l'accord de 2008 et le droit commun des métiers en tension.

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Qui demande l'autorisation, et comment

C'est l'employeur français qui dépose la demande d'autorisation de travail en ligne, avec le contrat et des justificatifs sur l'entreprise et le poste. L'instruction est assurée par la DREETS. L'administration vérifie la rémunération (au moins le SMIC, soit 12,02 €/h brut au 1ᵉʳ janvier 2026, et la convention collective), l'adéquation du poste et le respect du droit du travail.

Le candidat tunisien fournit ses pièces (passeport, diplômes, attestations d'expérience) à l'employeur. Méfiez-vous de tout intermédiaire qui vous réclamerait de l'argent pour « obtenir une autorisation » : la démarche relève de l'employeur, et le placement d'un candidat est gratuit en France.

Les deux voies ouvertes aux Tunisiens

Contrairement aux Algériens, les Tunisiens cumulent l'accord bilatéral et le droit commun.

VoieBase juridiqueOpposabilité de l'emploi
77 métiers (Annexe I)Accord franco-tunisien du 28 avril 2008Écartée (contingent 3 500/an)
Métiers en tensionArrêté du 21 mai 2025 (droit commun)Écartée pour les métiers listés
Jeune professionnelAccord 2008 — perfectionnementÉcartée (quota 1 500/an, 18-35 ans)
Salarié hors listeDroit communOpposable (preuve de recherche locale)

Dans tous les cas, les conditions de salaire, de sérieux du poste et de convention collective restent vérifiées.

Le bon réflexe : viser une voie « sans opposabilité »

OuiJob aide votre employeur à constituer le dossier

OuiJob accompagne gratuitement les candidats tunisiens à chaque étape : vérification du dossier, mise en relation avec un employeur français, suivi jusqu'à l'arrivée et la validation OFII. Le service est 100 % gratuit pour le candidat (article L5321-3 du Code du travail) — aucun intermédiaire ne doit vous facturer un placement ou un visa « garanti ».

Créez votre compte en quelques minutes pour être suivi par un conseiller et accéder aux offres ouvertes aux Tunisiens, qu'elles relèvent de l'accord franco-tunisien de 2008 ou du droit commun.

Questions fréquentes

Dois-je faire la demande d'autorisation de travail moi-même ?
Non : c'est l'employeur français qui dépose la demande auprès de la DREETS. Vous fournissez seulement vos pièces (passeport, diplômes, attestations).
Quelle est la différence avec un dossier algérien ?
Les Tunisiens disposent d'une double voie : l'accord 2008 (77 métiers, jeune professionnel) ET le droit commun (métiers en tension). Les Algériens, eux, sont régis exclusivement par l'accord de 1968.
Quel salaire minimum l'employeur doit-il proposer ?
Au moins le SMIC (12,02 €/h brut au 1ᵉʳ janvier 2026, revalorisé à 12,31 €/h au 1ᵉʳ juin 2026) et le minimum de la convention collective applicable.
Combien de temps prend l'instruction ?
Comptez généralement 2 à 4 semaines, variable selon la DREETS et la complétude du dossier de l'employeur.
Un métier de l'Annexe I change-t-il la procédure ?
Oui : pour ces 77 métiers, la situation de l'emploi n'est pas opposable, ce qui simplifie nettement l'obtention de l'autorisation.
L'autorisation de travail est-elle payante pour moi ?
Non. Une taxe est due par l'employeur (à la DGFiP), jamais par le candidat. Aucun frais privé ne doit vous être réclamé pour cette démarche.

Sources & transparence

Page mise à jour le 4 juin 2026 — relue par Maître Crudo, Avocat au barreau d'Aix-en-Provence. Pour toute évolution réglementaire postérieure, vérifiez les sources primaires officielles.